Oli-B (Bruxelles) peint comme si au vacarme du monde il fallait opposer une contre-proposition d’ordre.

Acrylique, bombe, sérigraphie, procédés numériques sur toile, papier, bois, mur ou volume, il a forgé un langage où la couleur n’est pas un ornement mais un argument : des tons saturés tenus en équilibre plutôt qu’en conflit, des compositions qui portent dans un même souffle la tension et la cohérence.

Ce qui anime l’œuvre, c’est une négociation continue entre la forme et le vide, la densité et l’air, la structure et l’instinct. Son abstraction n’est jamais hermétique ; des échos figuratifs affleurent et s’effacent, laissant l’image ouverte, volontairement ambiguë, disponible à plus d’une lecture. Le rythme fait le reste, l’œil reste en mouvement, et avec lui l’esprit, quelque part entre la perception et l’émotion.

Oli-B ne livre pas une image arrêtée du monde. Il propose un paysage en transformation, où l’instabilité devient une condition de la clarté, et où, l’espace d’un instant, le fragmenté se résout en quelque chose que l’on peut enfin voir.